Génétique des robes … quelques
explications très simplifiées.
Exemple simple sur la
robe grise.
Le grisonnement (ou
l’absence de grisonnement) est porté par un gène.
Pour faire simple on
va appeler « G » ce gène quand il commande le grisonnement et
« g » quand il ne le commande pas.
Donc, un cheval
alezan, par exemple, ne porte pas le gène « G » mais le gène
« g » (puisque qu’il n’est pas
gris !!).
Et le cheval gris
porte le gène « G », puisqu’il est
gris !!
Les gènes vont par
paire. Notre alezan est donc « gg » (pas gris + pas gris = pas
gris du tout !). On parlera plus loin du gène de la couleur
alezan.
Pour notre gris, c’est
plus compliqué.
Il a obligatoirement
au moins un gène « G ». Ce gène « G » « prend le
dessus » sur le gène « g ». On dit qu’il est dominant.
(« g » est dit récessif) Et donc notre gris est gris.
Deux possibilités pour
le 2ème gène : soit c’est encore un « G » et notre
poney gris sera alors appelé gris homozygote, soit c’est un
« g » et il sera appelé gris
hétérozygote.
A partir de là, 3
possibilités de croisement :
1 - On croise un gris
homozygote avec une autre robe (bai, alezan peu importe) et ça donne obligatoirement un gris (il
transmet un de ces gènes « G » et son produit sera
« Gg » donc gris).
2 - On croise un gris
hétérozygote avec un autre gris hétérozygote, et on a 3 chances sur 4
d’avoir un gris, et donc une chance sur 4 d’avoir autre chose (notre petit
« gg », pas gris + pas gris et qui sera donc ... ça dépend
d’autres gènes)
3 - On croise un gris
hétérozygote avec une autre robe et là c’est 50 / 50.
Mais me direz vous,
comment savoir si l’étalon gris que vous avez croisé avec votre jument est
homo ou hétéro (zygote, bien sûr !).
En regardant sa
(nombreuse, on l’espère) descendance. Un gris qui a produit ne serait-ce
qu’une fois une autre couleur est obligatoirement hétérozygote … ou c’est
pas lui le père !!
Caryl de Beauchamp,
par exemple, qui est un connemara gris, est hétérozygote. Il a en effet
produit énormément de gris, mais aussi quelques autres
robes.
C’est pas compliqué,
non ?
Alors on
continue ?