Génétique des robes … quelques explications très simplifiées.(suite 2)

 

 

La couleur bai … et la couleur noir.

 

Là, ça se complique !!

 

En plus du gène « E » (pigments noirs), intervient un gène « A » qui gère la répartition du noir.

On rappelle que le bai est caractérisé par des extrémités noires, et des crins noirs  (on simplifie).

 

Pour faire (très) simple, on dira que ce qui distingue le bai du noir, c’est la présence du gène « A » chez le bai, qui va autoriser la migration du noir vers les extrémités alors que la présence du gène « a » chez le noir va faire que cette couleur concernera l’ensemble du pelage.

 

Tous les chevaux, alezans y compris, portent ces gènes Agouti et Extension, selon 16 formules différentes !

Par exemple « AA EE », « Aa EE », « AA Ee » ou « AA ee » ou … etc …

 

On retiendra que :

Les noirs ont toujours au moins un « E » et jamais de « A » (couleur noire ne migrant pas vers les extrémités)

Les bais ont toujours au moins un  « A » et un « E » (couleur noire migrant vers les extrémités)

Les alezans n’ont jamais de « E » ( « ee » = pas de noir) mais ont des « A » ou des « a ».

 

Et les croisements ?

 

Ce qu’on a dit ci-dessus implique que le croisement d’un bai avec un alezan peut donner … un noir !

 

Prenons un bai qui serait « Aa Ee » et un alezan qui serait « aa ee », on a une chance sur 4 d’obtenir un noir : il faut simplement que le produit reçoive le gène « E » et le gène « a » de son parent bai pour être «aa Ee », donc noir. Mais attention, tous les bais ne sont pas « Aa Ee » et tous les alezans ne sont pas « aa ee », ce qui explique en partie que les noirs sont moins fréquents que les bais.

 

Ce qu’on a dit ci-dessus implique (on l’a déjà vu plus haut) que le croisement de 2 noirs donne 1 fois sur 4 … un alezan !  (Il suffit que les noirs soient « Ee » tous les 2, et que le produit reçoive de chacun de ses parents le gène « e » pour être « ee » donc alezan !

 

Sur 16 combinaisons possibles, 9 correspondent à des bais, 4 à des alezans, et 3 à des noirs.

 

Et tout ça se combine avec le gris, vu plus haut, dont le gène « G » prend le dessus sur les autres : un gris est ainsi un bai ou un alezan ou un noir grisonnants.

 

Quant aux autres robes, plus rares, on choisira de ne pas en parler ici pour des raisons de simplicité.